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Réseaux d'aires urbaines : un fonctionnement régional ou plus localisé

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Publié le 01 / 01 / 13

Les déplacements de personnes et d’établissements entre aires urbaines fondent des réseaux d’échanges privilégiés. Un réseau se caractérise à la fois par une forte intensité de relations entre les aires urbaines qui le composent, et par des connexions beaucoup moins importantes avec les aires urbaines extérieures. Le territoire se structure ainsi en sous-ensembles d’échanges préférentiels, relativement clos, dont l’ampleur et les contours géographiques varient selon la nature des flux et l’espace étudié. À l’échelle de la France métropolitaine, les réseaux d’aires urbaines mis en évidence sont de périmètre suprarégional. Ils peuvent se décomposer eux-mêmes en sous-réseaux, faisant alors apparaître des systèmes d’échanges plus localisés.

L’analyse des liens de chacune des 36 aires urbaines de Provence-Alpes-Côte d’Azur avec les autres aires urbaines de France de province révèle deux systèmes de sous-réseaux différents en fonction de la nature des échanges étudiés.

Pour les migrations résidentielles comme pour les liens entre établissements et sièges, la région est un périmètre pertinent : la quasi-totalité des aires urbaines se retrouvent au sein d’un même sous-réseau. Dans le cas des migrations résidentielles, ce sous-réseau intègre également les aires urbaines de Corse. Pour les liens établissements-sièges, il s’étend sur quelques aires urbaines des régions Rhône-Alpes et Languedoc-Roussillon. L’échelle de fonctionnement en réseau est donc régionale, voire suprarégionale. Cela signifie d’une part que l’intensité des échanges migratoires entre aires urbaines est nettement plus importante que l’intensité des échanges de celles-ci avec les autres aires urbaines de province. D’autre part, cela implique qu’il n’existe pas de relations migratoires privilégiées entre sous-ensembles d’aires urbaines internes à la région. De même, pour les liens établissements-sièges, de nombreux emplois des aires urbaines dépendent d’un siège implanté dans une autre aire urbaine de la région, tissant un réseau de liens plus étroits au sein de la région qu’avec l’extérieur. Les déplacements domicile-travail et les transferts d’établissements relèvent davantage de logiques de proximité entre aires urbaines. Ainsi, le fonctionnement en réseau est infrarégional pour ces deux types de flux. En région, les sous-réseaux mis en évidence par les déplacements domicile-travail et les transferts d’établissements sont géographiquement très proches. Ils divisent la région en quatre grandes zones : Nord, Sud, Est et Ouest.

Ces 4 sous-ensembles sont des espaces très fermés. Dans le cas des déplacements domicile-travail, pour chaque sous-réseau, plus de 90 % des actifs en emploi résident et travaillent au sein du sous-réseau. Pour les transferts d’établissements, ces « taux de stabilité » bien que moins élevés, sont nettement supérieurs à 50 %. Ainsi, la grande majorité des transferts d’établissements ont lieu au sein du même sous-réseau. Le premier sous-réseau, au nord, regroupe les 11 aires urbaines situées dans les Hautes-Alpes et les Alpes-de-Haute-Provence (Gap, Briançon, Manosque, Digne-les-Bains, etc.). Le deuxième, au sud, associe la plupart des aires urbaines des Bouches-du-Rhône (Marseille - Aix-en-Provence, Salon-de-Provence notamment) à l’exception d’Arles, et s’étend jusqu’à Toulon et Bormes-les-Mimosas - Le Lavandou. Le troisième, plus à l’est sur le littoral, réunit les autres aires urbaines varoises (Le Luc, Salernes) et toutes celles des Alpes-Maritimes (Nice, Fréjus, etc.). Dans le cas des transferts d’établissements, ce réseau se divise lui-même en deux sous-réseaux. L’un d’eux est composé des 4 aires de Sainte-Maxime, Cogolin, Saint-Tropez et Cavalaire-sur-Mer, traduisant l’existence d’un « micro-espace » très localisé dans lequel se produisent de nombreux mouvements d’établissements (200 transferts entre 2009 et 2001). Enfin, le quatrième réseau regroupe l’ensemble des aires urbaines vauclusiennes (Avignon, Apt, etc.) ainsi que celle d’Arles. Dans le cas des déplacements domicile-travail, il intègre aussi quelques aires urbaines frontalières de Languedoc-Roussillon (Bagnols-sur-Cèze, Pont-Saint-Esprit notamment) et de Rhône-Alpes (Montélimar, Pierrelatte, etc.).

À télécharger

INSEE études #13 Réseaux d'aires urbaines

Etude INSEE/Région Octobre 2013 Cette étude alimentera les réflexions autour des enjeux du nouveau Schéma...
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Données complémentaires

Mots clés

Déplacement; Mobilité; Migrations résidentielles; Attractivité; Entreprises; Foncier économique; Emploi

Métadonnées

Type : Etudes

Auteur : Adaoust, Sylvain; Caste, Frédéric; Pougnard, Jacques

Propriétaires : Région Provence-Alpes-Côte-d'Azur; INSEE

Droits : INSEE; Région

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