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Repères méditerranéens

Population et société

Culture

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Publié le 01 / 01 / 18

Mémoire audiovisuelle de Provence-Alpes-Côte d’Azur, le site « Repères Méditerranéens » permet de relire son histoire, de partager son identité, de retrouver celles et ceux qui l’ont marquée.

Réalisé à partir des archives audiovisuelles de l’Ina, ce site éditorialisé en ligne permet d’accéder au patrimoine audiovisuel régional des 50 dernières années. Les documents sélectionnés sont expliqués dans leur contexte grâce au concours d’historiens et géographes du centre de recherches TELEMME (Université de Provence - CNRS) de la Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme, en collaboration avec la délégation régionale Ina Méditerranée.

Les Repères méditerranéens mettent à la disposition du public un ensemble documentaire exceptionnel, tiré du riche fonds d’archives de l’INA, qui permet de parcourir l’histoire de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur depuis les années quarante et d’en comprendre l’évolution. En quelques décennies, cette région a connu une impressionnante série de mutations, avec de véritables ruptures. Ce sont d’abord les années de guerre, entre 1939 et 1945, avec leur cortège de drames et de destructions, dans une Provence que sa situation a placé au cœur de quelques moments essentiels, dont le débarquement du 15 août 1944. L’empreinte politique de cette période a été considérable puisqu’une génération nouvelle, issue de la Résistance, a dominé la scène politique et la presse jusqu’aux années 1980. La deuxième rupture, celle du « choc de la décolonisation », a été marquée par l’impact des guerres coloniales sur la région, la fin du « système industrialo-portuaire marseillais » qui reposait en grande partie sur les produits venus d’Outre-Mer et par l’arrivée de plusieurs dizaines de milliers de rapatriés. Cet apport a contribué à la formidable mutation démographique qui, depuis les années soixante, a fait doubler la population régionale pour arriver aux quelque cinq millions d’habitants d’aujourd’hui. Immigration de travail composite, mêlant la main d’œuvre peu qualifiée souvent étrangère aux cadres et professions indépendantes originaires de toutes les régions de France et d’une partie de l’Europe, néo-retraités, migrants temporaires – les touristes – qui multiplient la population chaque été, tout témoigne d’une attraction qui ne se dément pas et qui fait de la Provence l’une des régions les plus prisées, sinon la plus prisée du pays. Cet essor s’est accompagné d’une urbanisation galopante à partir du littoral et des grandes villes, recouvrant les petites républiques villageoises et tendant à cloisonner des populations séparées par des écarts de richesse considérables dans et autour des conurbations qui concentrent le long du littoral 70 % des habitants.

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