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Journée mondiale des sols

Environnement

Publié le 30/11/2020

L’objectif de cette journée mondiale des sols sera de présenter les orientations de la recherche et les travaux des acteurs du territoire qui démontrent et expliquent les caractéristiques de la biodiversité des sols et son rôle.

La date du 5 décembre a été instaurée par l’Assemblée générale des Nations Unies en 2013 comme étant la Journée Mondiale des Sols. Chaque année, l’Association Française pour l’Etude du Sol (AFES), en partenariat avec le Club Parlementaire pour la Protection et l’Etude des sols (CPPES) organise, à cette occasion une journée de présentations et de débats avec des décideurs locaux sur des thèmes en lien avec la connaissance des sols et les enjeux de leur préservation. La première édition française de cette Journée Mondiale des Sols a eu lieu en 2014 à Paris. Il y a eu une volonté d’organiser les suivantes en région afin d’être au plus proche des décideurs locaux. Les 3 dernières éditions ont eu lieu en Loraine (2017), Pays de la Loire (2018) et en Bretagne (2019).

 

En 2020, l’association a choisi d’organiser cette journée en Provence-Alpes-Côte d’Aur.

Le thème en lien avec celui de la FAO est : Biodiversité des sols : un enjeu pour les territoires ?

L’objectif de cette journée mondiale des sols sera de présenter les orientations de la recherche et les travaux des acteurs du territoire qui démontrent et expliquent les caractéristiques de la biodiversité des sols et le rôle qu’elle joue pour maintenir des fonctions essentielles : 

- épuration de l'eau,

- limitation de l'érosion des sols,

- qualité de nos ressources agronomiques,

- rétention d'eau et limitation des inondations,

- expositions directes et indirectes affectant la santé humaine ...

Cette journée s’adresse à tous ceux qui peuvent avoir un impact sur les sols (élus locaux, chefs d'exploitation agricole, directeurs de collectivités...) et est organisée cette année, compte tenu des contraintes liées à la situation sanitaire, sous format digital et en en deux temps :

  • Les 2 et 3 décembre :  4 émissions webinaires pour aborder les différents enjeux d’une meilleure prise en compte de la biodiversité dans les territoires 

-  La biodiversité des sols des forêts : quelles menaces ? Quelles adaptations des outils de gestion ?

- La biodiversité des sols : un levier pour des espaces urbains plus résilients

- Quels outils pour faciliter le transfert de connaissances du laboratoire au territoire ?

- La biodiversité des sols : un levier pour le développement de l’agro écologie ?

  •  Le 4 décembre : Une matinée de table ronde politique pour mieux comprendre comment ces enjeux sont portés par nos décideurset un après-midi spécialement dédié aux étudiants avec une webconférence interactive.

 

 

Un Contexte local aux enjeux multiples

 

La perte des ressources du sol qui résulte du changement d’affectation des terres est un des grands problèmes environnementaux auxquels l’Europe est confrontée. Cette artificialisation se fait pour 90 % aux dépens des sols fertiles entrainant des conséquences multiples qui portent à la fois sur la production et sur la sécurité alimentaire ainsi que sur la perte de biodiversité. Entre 1993 et 2013, l’Union européenne a perdu 11% de ses terres agricoles (source Eurostat). En France, plus de 65 000 ha sont artificialisés chaque année (Comité interministériel biodiversité 2018) et 9,4 % du territoire ont déjà été perdus en cinquante ans au profit de l’étalement urbain. D’ici à 2060, le potentiel agronomique français pourrait encore être réduit de 14 % (FNSafer 2017).

La région Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’une des plus densément peuplée, est confrontée, à un phénomène d’étalement urbain et de périurbanisation qui artificialise de manière inquiétante ses espaces naturels et agricoles. Cet étalement urbain menace les grands équilibres naturels et interroge aussi les formes de solidarité territoriale entre les villes et les espaces péri-urbains et ruraux. Entre 2011 et 2015, l’artificialisation des sols a progressé au rythme de + 0,7 % par an (INSEE), Ainsi, chaque année près de 750 hectares d’espaces naturels, agricoles et forestiers sont urbanisés au niveau régional. L’imperméabilisation des sols accroît également l’exposition des biens et des personnes aux risques naturels et en particulier aux inondations qui constituent un risque majeur. Les derniers évènements illustrent dramatiquement cette évolution.  

Pourtant, cette trame agro-forestière joue un rôle important dans le maintien des continuités écologiques et de la biodiversité ainsi que dans la structuration des paysages, patrimoine identitaire mondialement reconnu.  Une gestion durable des sols est aussi nécessaire pour préserver la ressource en eau, la biodiversité et répondre aux besoins alimentaires et de bien-être des citoyens.

 

La Région porte ces enjeux

 

Cette thématique des sols et du maintien de leur biodiversité est présente dans les politiques publiques régionales, notamment au travers du Schéma régional d'aménagement, de développement durable et d'égalité des territoires (SRADDET), du Plan climat « Une Cop d’Avance » et de différents dispositifs (soutien au développement d’une agriculture à haute valeur Environnementale et à l’ Agriculture BIO à l’agriculture Bio, gestion de la ressource en eau,  Risques Naturels, Biodiversité, économie circulaire) ou de projets européens (Nature4city life).

 

- Avec 28,8 % de sa Surface Agricole Utile (SAU) en agriculture biologique, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur demeure la région française où l’agriculture biologique est la plus fortement représentée, alors que la moyenne nationale est à 8,3 %. Au travers de son Plan climat 2, la Région ambitionne d’accompagner les pratiques agricoles pour que 50 % des surfaces agricoles soient certifiées en Haute Valeur Environnementale ou en Agriculture Biologique.

- Au travers du SRADDET, une règle est portée pour préserver et améliorer la qualité des sols en diminuant de 50 % le rythme de consommation d’espaces agricoles, naturels et forestiers

-  Le soutien aux programmes d’actions de recherche-expérimentation a pour objectif notamment les enjeux agro-environnementaux et liés aux changements climatiques

Pour aller plus loin