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Population, que nous dit le dernier recensement

Démographie

Publié le 06/03/2020

L’enjeu démographique est important pour l’avenir de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur qu’il s’agisse des évolutions liées au vieillissement, aux mobilités résidentielles ou à l’attractivité du territoire.

Le SRADDET a défini un niveau d’ambition à 0,4% de croissance moyenne annuelle à localiser en priorité dans les territoires métropolitains et les centralités identifiées dans la stratégie urbaine du schéma. Des objectifs ciblés par grands espaces ont également été définis à l’horizon 2030 et 2050.

Il est donc essentiel de suivre avec attention ce que nous dit le recensement pour mesurer l’adéquation de nos pratiques, de nos modes de vie avec les ambitions annoncées.

Dans son INSEE FLASH Provence Alpes Côte d’Azur n°60 de décembre 2019, l’INSEE nous indique quelles sont les dernières données issues de l’analyse des populations légales.

Une région française parmi les plus peuplées et denses

Avec plus de 5 millions d’habitants en 2017, et après la fusion des régions, Provence-Alpes-Côte d’Azur ne s’affiche plus que comme la 7e plus peuplée de France. Dans ce territoire, la densité de peuplement est supérieure à la moyenne nationale (159 habitants par km² contre 104). La moitié de la population régionale vit au sein de 34 communes densément peuplées du territoire. Ces données illustrent les caractéristiques structurelles d’un modèle de développement urbain plutôt positif et vertueux.

 

Une croissance de la population inférieure à la moyenne nationale

Toutefois en termes d’évolution, le rythme de croissance démographique régional est inférieur à la moyenne (+0,3% contre +0,5% pour la métropole française entre 2007 et 2017). Contrairement à la dynamique observée sur le territoire national, c’est dans les communes peu denses, très peu denses et de densité intermédiaire que la croissance démographique est la plus forte.

Des pôles urbains en perte de vitesse

Les communes les plus densément peuplées sont celles où la croissance démographique est la moins forte : ces communes ont une croissance démographique inférieure à la moyenne nationale (moins de + 0,1% contre +0,4% de moyenne nationale) témoignant qu’elles sont devenues moins attractives pour les habitants.  C’est cette dynamique que le SRADDET se propose de corriger.

Une croissance dynamique au sein des communes périphériques

37% de la population de la Région vit dans des communes de densité intermédiaire situées en périphérie des grandes villes. La croissance démographique de ces communes représente plus de la moitié à la croissance régionale avec +0,5% en moyenne annuelle. Ce sont généralement ces communes qui sont sous pression périurbaine.

Un étalement de la population vers les communes moins denses du territoire

Les communes peu denses et très peu denses sont celles qui accueillent la part la plus faible de la population régionale mais qui ont la plus forte croissance démographique du territoire de Provence-Alpes-Côte d’Azur : 14% de la population régionale et +0,9% de croissance démographique dans les communes peu denses ; et 1% de la population régionale et + 0,6% de croissance pour les communes très peu denses (montagneuses et/ou très éloignées des centres). Cette croissance s’explique quasi exclusivement par le solde migratoire : ces communes attirent une nouvelle vague de population qui vient s’y installer.

 

Tendances clés population Provence-Alpes-Côte d’Azur

Une région française densément peuplée : en 2017 la densité de population est de 159 habitants par km2 contre 104 habitants par km2 pour la moyenne française.

La 7e région la plus peuplée de France

Une croissance de la population qui se redresse : +0,4% entre 2012 et 2017. Cette évolution se rapproche de celle de la population française globale.

Les soldes migratoires et naturels contribuent de manière équilibrée à la hausse  

 

Des disparités entre les départements

Depuis 2007, la population des Alpes-Maritimes reste stable là où celle des autres départements s’accroît à des vitesses variables. Le Var, le Vaucluse et les Bouches-du-Rhône enregistrent la plus forte croissance démographique entre 2012 et 2017 conformément aux prévisions prises en compte dans le SRADDET.

En revanche et à l’inverse, on observe un fort ralentissement de la croissance démographique pour les départements des Hautes-Alpes et des Alpes de Haute-Provence contrairement aux tendances prévisionnelles.  Dans ces deux départements la croissance démographique tient au seul solde migratoire.

Face à ces tendances, la stratégie « Avenir de nos territoires » se fixe comme objectif d’entretenir une dynamique démographique positive tout en visant à renfoncer les centralités pour limiter l’étalement urbain et le mitage des paysages. C’est dans un dialogue constant avec les représentants des territoires que les objectifs démographiques seront affinés notamment dans le cadre des “Instances Territoriales de dialogue”.

En savoir plus sur les instances territoriales de dialogue